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Le châssis des Bagheera est sans conteste l’élément qui rebute le plus les candidats propriétaires. Sa restauration est en effet fort complexe mais, c’est l’essence même des Bagheeriens. La
restauration du châssis distingue les vrais restaurateurs des apprentis rénovateurs.
Ne vous méprenez pas sur ce que je viens d’exprimer. Refaire “correctement” une peinture de voiture en fibre de verre, ou refaire a partir de rien un intérieur est sans aucun doute très challengeant.
Cependant, il faut bien convenir que cela n’est pas grand chose en comparaison de la réfection d’un châssis.
Pour mieux comprendre, sachez que je considère ce châssis comme en TRES bon état. Aussi, Bagheerien, tu n’auras quasi aucune pièce prête à souder à ta disposition. (ceci en dépit des affirmations
malsaines des VRP de certains revendeurs) Il faudra faire preuve d’ingéniosité et refaire presque tout à partir de tôle plate.
Souvent, les Bagheeriens (j’utilise volontairement cette racine se rapprochant de galériens) apparaissent aux yeux d’autres collectionneurs comme des masochistes. Ne le nions plus, c’est vrai. Mais
quel meilleur plaisir que de revoir un châssis renaître a partir d’un tas de rouille sous le crépitement du poste a souder semi-automatique, lorsque les gouttelettes de métal en fusion achevant de se
refroidir sur votre peau dans une vague odeur de viande de porc grillée.
La rouille est finalement une substance magique qui distingue les meilleurs restaurateurs.
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